Vingt-Quatre heures du Mont Sainte-Anne 2008
Bonjour à tous ! J'aurais bien aimé aller au
souper annuel, mais comme l'an dernier, j'avais une "course" en même temps - le
vingt-quatre heures du Mont Sainte-Anne 2008 !
Comme vous le savez, il s'agit de descendre les pentes, en
solo ou en équipe, du Mont Ste-Anne pendant 24 heures de samedi midi à dimanche
midi pour une bonne cause. La majorité (un peu plus que 300 participants) le
font en équipe mais je faisais parti de la vingtaine qui l'on fait en solo.
J'utilisais mes snowboards et mes telemarks. La "bonne cause" cette année était
les oeuvres Jean Lafrance , une maison qui accueille des jeunes de 16 et 17 ans
qui ont besoin d'un coup de pouce - je vous invite à visiter le site internet
http://www.lesoeuvresjeanlafrance.ca/ pour en apprendre plus.
C'est le
plus difficile que j'ai fait à date car malgré la neige qui a tombé les jours
précédants, les conditions étaient difficiles. Tellement que j'ai fait une très
mauvaise chute à ma deuxième descente. Plusieurs étaient découragés dès le
départ d'ailleurs. Mais il ne faut jamais abandonner et j'ai continué quand même
en endurant mon "petit mal" à l'épaule - le vent et le froid était d'ailleurs
assez mordant pour diminuer la douleur et contrôler l'enflure ! ah ah ah. J'ai
d'ailleurs un beau souvenir dans le visage car une engelure m'a laissé "marqué"
par cet évènement - ça va guérir, ne vous inquiétez pas. Ah oui, j'ai aussi
brisé un de mes snowboards - mais quelle belle "mort" pour une planche que de
partir pour l'au delà durant une course ! ah ah ah Heureusement, j'avais apporté
une seconde planche et mes skis telemark. À ce sujet d'ailleurs, cette année je
n'étais plus le seul à chausser des telemarks durant l'évènement et j'en étais
bien content.
Quand même, tout alla très bien pour moi et j'ai réussi à
garder le sourire et à compter des blagues durant les remontées pendant tout le
24 heures - ce qui est mon objectif à chaque fois que je participe à ce genre
d'évènement d'endurance. L'ambiance était d'ailleurs excellente cette année, la
majorité des participants étaient très joviaux et de bonne humeur. L'aspect
sécurité a de beaucoup été amélioré cette année avec un système de "prison"
pénalisant les imprudents (retenu durant quinze minutes à la base de la
montagne) et l'ajout de trois patrouilleurs professionnels. J'ai d'ailleurs eu
droit à un "avertissement" (mais pas de prison, ouf!) - et j'en étais content
justement car j'avais remarqué mon "imprudence" et ça m'a montré que les
patrouilleurs faisaient bien leur travail.
Comme dans toute organisation
du genre, il y a toujours des choses à améliorer cependant et il arrive parfois
quelques pépins, comme par exemple ceux de l'inscription qui ont fait retarder
l'horaire d'une heure. Mais ce n'est pas facile de faire fonctionner un tel
évènement et je lève mon chapeau à toute leur organisation pour le bon travail
qu'ils effectuent à chaque année. Je remercie aussi le Mont Sainte-Anne de
permettre à cette organisation de tenir l'évènement sur ses pentes. Bien que ça
pourrait être très pratique, nous pourrions difficilement faire un vingt-quatre
heures au Mont Lauzon !
Le vingt-quatre heures est un type d'évènement
d'endurance musculaire (plus que cardio) et très technique qui sollicite aussi
beaucoup le côté mental car la concentration doit toujours être là - sans quoi
les conséquences peuvent être fâcheuses, voire fatales, surtout quand on descend
le Mont Sainte-Anne toute d'une traite en deux, trois ou quatre minutes
seulement (et parfois moins, mais gare à la "prison" !).
Le plus
fantastique est toujours pour moi le lever du soleil. Cette année, c'était assez
spécial car le lever du soleil était précédé par les majestueuses Vénus et
Jupiter se levant un peu avant notre soleil. J'ai donc fait une descente avec
ces deux "amies" juste avant de le faire avec un soleil majestueux. Cela nous
apportait beaucoup d'encouragements après la longue nuit à dévaler les pentes
dans le froid. Le lever de soleil signifie toujours pour moi que plus de la
moitié de la course est terminée et que le pire est passé, ça signifie aussi un
peu plus de chaleur! Sans oublier que tout lever de soleil du haut d'une
montagne est tellement magnifique.
Je sais que dans un club de triathlon,
quand on parle de "ski", on pense surtout au ski de fond - mais je voulais quand
même partager avec vous mon plaisir et ma fierté de participer à cet évènement
d'endurance.
Je suis disponible pour répondre à vos questions sur cet
évènement, n'hésitez pas à communiquer avec moi si vous le souhaitez. Quant au
classement, même si ce n'est pas un objectif pour moi, je suis bien content
d'avoir terminé deuxième de ma catégorie.
bon ski et bon hiver !
ps. Je ne veux pas oublier de remercier Pierre Castonguay (qui s'implique à chaque année au triathlon), Sébastien Faucher et Yannick Pilon d'avoir aussi fait le 24 heures solo avec qui j'ai fait la majorité des descentes. Ça aide beaucoup sur le moral et c'est plus sécurisant aussi. Merci pour votre compagnie les gars et à l'année prochaine !
Eddy





